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Un peu d'histoire

Nicolas FLAMEL [1330 - 1418]
Nicolas FLAMEL [1330 - 1418]

Des scribes de l’Égypte antique aux clercs du moyen âge, on écrivait à l’extérieur sur des installations sommaires, « sur la place publique ». C’est dans la France du XIIIe siècle, avec l’explosion des échanges commerciaux ainsi que le développement des administrations royales et locale, qu’un besoin se crée. C'est la naissance d'une vocation : celle d'écrivain public.

 

XVe siècle:

Le métier est en plein essor. Certains écrivains publics sont renommés comme Nicolas Flamel (1330 – 1418) qui avait installé son cabinet à Paris, au 51 rue de Montmorency, à proximité de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (à l’emplacement de la Tour Saint-Jacques, dans le IVe arrondissement près de l’Hôtel de Ville).

 

XVIe siècle :

À la Renaissance, l’écrivain public a en général une bonne situation. Les activités s’étendent aux actes juridiques, en plus des textes administratifs et commerciaux.


XVIIe siècle :

L’importance de l’écrivain public grandit avec l’illettrisme rampant dans la France catholique de l’époque. Dans les pays protestants, les personnes laïques (donc modestes) étaient contraintes d’apprendre à lire afin de comprendre la Bible.


La révolution française :

La période de troubles sociaux remuant le peuple et secouant les cadres du pouvoir va marquer un coup quasiment fatal à la profession. Les cabinets d’écrivains disparaissent les uns après les autres. Ensuite, les instituteurs remplacent les professionnels des mots et les ecclésiastiques pour remplir le rôle de rédacteur dans les communes les plus modestes.


XIXe siècle :

L’organisation de l’administration napoléonienne redonne des vitamines à la profession bien fatiguée en provoquant à nouveau une demande de la part des citoyens. De l’artisan au sous-officier militaire, toutes les classes sociales font appel à l’écrivain public. Dès 1882, l’instruction laïque, gratuite et obligatoire pour les enfants de 7 à 12 ans, instaurée par Jules Ferry est une nouvelle menace. En effet, le nombre d’illettrés diminue en même temps que le nombre d’appels à un intermédiaire pour la rédaction de documents.


XXe siècle:

L’année 1980 voit la naissance de l’association AEPF (Académie des Écrivains Publics de France) et réveille une profession assoupie.


XXIe siècle:

En 2001, la licence professionnelle d’écrivain public est créée à l’université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III. La création de ce diplôme donne une légitime reconnaissance à une profession qui ne possède pas de statut précis dans la nomenclature des métiers de Pôle Emploi (ancienne ANPE). Ce diplôme n’étant pas obligatoire, chacun peut devenir écrivain public. 

En février 2002, une coalition de 26 fondateurs crée le Grec (Groupement des Écrivains Conseil. Cet organisme regroupe aujourd'hui 130 membres (mise à jour juin 2012).

 

Autrefois on dépliait les écritoires sur la place publique, aujourd’hui, l’ordinateur est de rigueur. Les temps changent les moyens de communication pour l’un des plus vieux du monde. Les activités s’étendent et chacun peut avoir à faire appel à l’écrivain public, même le plus lettré.   

Aujourd'hui, l'installation d'une affaire est facilitée par le statut d'auto-entrepreneur. Vous l'avez compris chacun peut épouser le beau métier d'écrivain public. Ce n'est pas une profession que l'on choisit par défaut mais par vocation. Seul le talent tranchera, car l’écriture est un art !



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