Changer de métier semble simple. Ça l'est relativement, tout dépend de la situation professionnelle et du niveau de qualification. Bien que le souhait de renouveau soit intense chez certaines personnes, on ne trouve pas forcément du travail en traversant la rue. Il existe des règles à respecter afin de bien démarrer une reconversion.
Vous avez un projet de reconversion professionnelle. Vous envisagez donc de suivre une formation dans le cadre d'une transition pro. Pour se faire, vous avez lancé dune demande de financement auprès de Transitions Pro, l'organisme qui gère les reconversions des salariés du secteur privé. Votre dossier est examiné par la commission qui, tout au long de l'année, se réunit avec des membres venant de divers horizons professionnels : fonctionnaire, salarié, entrepreneur, etc. Mais votre dossier a été refusé. Que faire dans cette situation ? Vous pouvez exercer un recours gracieux auprès de Transitions Pro. Les commissions paritaires ont lieu toute l'année en commençant courant janvier.
Bien comprendre la différence entre « rejet » et « refus »
Rejet et refus — ou rejeter et refuser — sont deux expressions qui, même si proches, ont chacune leur propre nuance. Dans le domaine de Transition Pro, un rejet indique généralement qu’il manque peut-être une ou plusieurs pièces dans votre dossier. Il vous faudra donc tout revérifier pour donner à votre demande une chance d’être acceptée par la commission. En revanche, un refus signifie que la commission a jugé votre projet trop peu pertinent pour bénéficier d’un financement. Dans ce cas, il vous faudra explorer d’autres voies de financement ou remettre un dossier plus solide et convaincant. Il peut arriver qu'un nouveau refus soit exprimé. Dans ce cas, vous pouvez adresser un recours auprès de France Compétences.
1. Réévaluer ses critères et son argumentaire
Le recours est à déposer dans les deux mois à compter de la notification du refus. La premiere option que vous devez envisager est la réévaluation de vos critères et de votre argumentaire : À noter qu’il est tout à fait possible de changer de métier, sans quitter l’entreprise au sein de laquelle on travaille.
Votre lettre de recours gracieux doit être claire, précise et concise. Elle doit impérativement exposer les motifs de votre contestation et les arguments qui justifient une éventuelle révision de la décision. Voici les éléments essentiels à inclure dans votre lettre :
Objet : Précisez l'objet de votre lettre (recours gracieux suite à un refus d'admission au concours d'auxiliaire de puériculture, ou refus d'agrément en tant qu'assistante maternelle).
Décision contestée : Mentionnez la date et la référence de la décision que vous contestez.
Motifs du recours : Exposez clairement les raisons pour lesquelles vous contestez la décision. Appuyez-vous sur des éléments concrets et factuels. Par exemple, vous pouvez mettre en avant vos compétences, votre expérience, votre motivation, ou des erreurs d'appréciation de la part du jury.
Incluez des éléments complémentaires qui peuvent étoffer votre dossier.
Pièces justificatives : Joignez à votre lettre toutes les pièces justificatives qui peuvent appuyer votre demande (diplômes, certificats de formation, attestations d'expérience professionnelle, etc.).
2. Plusieurs financements de votre projet sont proposés
Transitions Pro propose un panel de dispositifs de financement pour vous aider à réaliser votre reconversion :
Plan de Développement des Compétences (PDC), une aide qui soutient la reconversion interne, pour évoluer vers un autre poste au sein de la même société.
Dispositif Pro-A, un dispositif finançant la reconversion professionnelle ou la promotion interne des salariés à la qualification insuffisante et inadaptée au marché du travail.
Dispositif démissionnaire, une solution qui permet aux démissionnaires de bénéficier de l'allocation chômage, sous condition de présenter un projet de reconversion.
Certificat CléA, une aide validant les compétences dans plusieurs domaines, facilitant la reconversion professionnelle et ouvrant la voie à des formations spécialisées et au PTP.
Transitions collectives (Transco), un dispositif qui aide les salariés dont l'emploi est fragilisé à se reconvertir vers des métiers en demande, avec financement de la formation et maintien du salaire.
3. Envisager un autre mode de financement
Le Compte Personnel de Formation, ou CPF (anciennement appelé DIF), est comme votre meilleur allié dans cette aventure de reconversion — une véritable cagnotte à portée de main. Disponible à tout moment, il finance votre changement de cap, en vous créditant automatiquement de 500 euros par an pour un salarié à temps plein, jusqu’à un plafond de 5 000 euros. Autant dire que c’est votre réserve personnelle pour booster votre avenir professionnel, sans avoir besoin de casser votre tirelire… ou presque !
L’Allocation de Sécurisation Professionnelle (ASP) est comme une bouée de sauvetage pour ceux qui ont été licenciés pour des raisons économiques et qui touchent déjà l’allocation chômage. Ces aventuriers du changement peuvent choisir le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), qui leur ouvre la porte à l’ASP, leur permettant de suivre une formation pour mieux rebondir. Et si cette formation s’étire au-delà de la durée du CSP, pas de souci : l’ASP peut être complétée par la RFF, comme un supplément pour finir en beauté. RFF ne veut pas dire Réseau ferré de France, mais signifie ici : Rémunération de Fin de Formation.
Bien que le réseau français d'aides financières soit difficile à comprendre, il vous offre une multitude de possibilités pour payer votre formation. Tous les salariés peuvent demander un congé à leur employeur afin de suivre une formation dans le cadre d’un PTP. Pourquoi pas vous ? D'ailleurs, vous pouvez très bien vous reconvertir tout en assurant votre poste chez votre employeur actuel. Le désir d'une nouvelle aventure n'est pas forcément synonyme d'un rejet de votre emploi en cours. Vous devez faire une demande de prise en charge financière auprès de la commission paritaire interprofessionnelle régionale, (Transitions pro). Si certains critères sont remplis, et que votre dossier et accepté, vous pourrez alors partir vers cette nouvelle aventure professionnelle. Mais attention : les refus sont nombreux. Faites en sorte que votre projet soit béton !
Vous rencontrez des difficultés dans l'elaboration de votre dossier. Votre écrivain public. Il vous assistera dans votre demande de financement.
Web : Contact – Courriel : [email protected] – Tél . : 07 85 29 71 65
Télécopie : 02 56 57 93 44



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