Travailler à l’étranger : plus belle la vie ?

En marge de l’actualité sur le travail, de plus en plus de français souhaitent expatrier leurs compétences pour démarrer une vie nouvelle. Boucler ses valises n’est pas si simple.


Au fil des siècles, de nombreux français se sont aventurés hors du territoire national.  Ce phénomène était dû aux différentes guerres et persécutions, ainsi qu’aux colonisations françaises. Aujourd’hui, le contexte économique est le facteur principal de départ. À l’heure où certains d’entre vous sont encore en vacances de Pâques, d’autres élaborent sautent le pas pour aller travailler dans des contrées lointaines. D’autres encore n’en sont qu’aux esquisses de leur dessein. La mobilité est devenue une réalité, et est assimilée comme telle. La France rayonne à l’étranger, encore faut-il avoir planifié un excellent projet.

Il est tout d’abord essentiel de bien définir les raisons personnelles et professionnelles qui motivent votre choix de partir travailler à l’étranger. Qu’attendez-vous de votre future expérience et de votre pays d’accueil ? Quel emploi recherchez-vous ? Partir est moins aisé qu’il n’y paraît. Les expatriés passent par différentes phases d’adaptation. La frénésie de l’engouement se trouve souvent arrêtée par  le choc culturel et les éventuelles difficultés rencontrées sur place. Il est primordial de s’informer auprès de personnes vivant ou ayant vécu cette aventure. Vous devrez vous créer un réseau d’échanges. Préparez-vous  à attacher vos ceintures !

Quel statut choisir ?

Tout d'abord, vous devez vérifier les formalités administratives et documents afin de choisir un statut :

S’informer sur la destination

Pour s'informer en profondeur sur votre destination, les critères à retenir sont : la nature du marché du travail, son ouverture vis-à-vis des travailleurs étrangers, les types de diplômes et leurs équivalents aux diplômes français.

 

Si vous êtes entrepreneur, rapprochez-vous des Chambres de commerce et d’industrie française à l’étranger, ou connectez-vous sur le site de Business France ( ex-Ubifrance), une agence publique spécialisée dans le développement des entreprises à l'international.

N’hésitez pas à les contacter : ils vous renseigneront  sur les aides envers les créateurs d’entreprises à l’étranger. Visitez également le site http://www.caf.fr/international. Il  existe dans certains pays, des services emploi dont la vocation est d’aider les expatriés à trouver un emploi dans le pays.  Ils se situent en général auprès du consulat ou de la chambre de commerce française.

 

Si vous avez des enfants,  Renseignez-vous sur les conditions de scolarité, d'éducation et sur l'apprentissage des langues.


Par ailleurs, il est important de savoir la situation politiquegéologique et climatique, les risques sanitaires. Le pays est-il stable ?

Connaître les compétences qui s’exportent

Parmi  les compétences françaises s’exportant parfaitement, il y a les métiers de bouche comme la boulangerie-pâtisserie-chocolaterie et la restauration.


Le boulanger-pâtissier ou le chocolatier-confiseur français est très recherché : lorsqu’on demande à un étranger ce qu’il préfère en France, le pain, les viennoiseries  et autres douceurs sont généralement cités. La baguette est d’ailleurs le symbole de la France devant la Tour Eiffel ! Et la pâtisserie française est associée à quelques grands noms comme Gaston Lenôtre et son fils Alain ou Éric Ripert.
S’il est parfois difficile de garder ces beaux métiers en France, l’avenir s’annonce radieux ailleurs.


La gastronomie française reconnue dans le monde entier : Dans le même esprit, la gastronomie hexagonale est particulièrement appréciée et très réputée. Chefs ou non, certains n’hésitent pas à ouvrir restaurants, échoppes ou écoles de cuisine à l'étranger. Les cours de cuisine ou les repas de chef à domicile sont très répandus dans différents pays, ce qui évite parfois d’investir dans un local ou un restaurant. Les profils experts ou non ont tous leur chance. Il suffit d’avoir quelques connaissances culinaires et techniques. Les restaurants français sont nombreux à l'étranger. Trouver un emploi dans ce secteur est très facile. Mais si vous voulez ouvrir votre propre restaurant, la concurrence peut être rude !


La mode française très à la mode à l’étranger : Paris n’est-elle pas la capitale de la mode ? La notoriété de la France en matière de mode n'est plus à prouver. Cela ne concerne pas seulement les grands couturiers comme Jean-Paul Gaultier. Si les jeunes stylistes peinent à imposer leur marque ou à trouver un emploi dans l’Hexagone comme à l'étranger, les modélistes ne rencontrent aucune difficulté notable dans les spécialités lingerie, maille, fil ou maroquinerie. En revanche, il est indispensable  de savoir parler anglais couramment.


Les métiers du bâtiment sont également très prisés : la main d’œuvre française est recherchée dans le secteur du bâtiment, notamment pour les couvreurs les charpentiers, les plombiers, électriciens ou encore les tailleurs de pierre. La diversité architecturale française a créé un savoir-faire unique. C’est un atout pour s’expatrier.
Il faut néanmoins s’informer sur les conditions et les normes de travail et de sécurité qui varient d'un pays à l'autre.

Avoir des économies

Cela semble évident, vous devrez prévoir un budget tenant compte de votre projet, du niveau de vie du pays d’accueil, des petites dépenses à réaliser et des imprévus.

Jeunes : optez pour le VIE

Si vous souhaitez tenter une aventure assez courte, le Volontariat International en Entreprise (VIE) peut vous intéresser. C’est un contrat à durée limitée permettent aux jeunes de travailler à l’étranger. Pour bénéficier du VIE, il faut être âgé de 18 à 28 ans, avoir la nationalité française ou européenne, un casier judiciaire vierge et jouir de ses droits civiques. Le départ en mission ne peut dépasser le jour du 29e anniversaire du bénéficiaire. Le volontaire international perçoit une indemnité mensuelle dont le montant varie selon le pays (part variable selon le niveau de vie et du taux de change). Elle comporte néanmoins une part fixe de 660 euros. Cette rémunération comprend la couverture sociale, est exonérée de charges sociales et n'est pas imposable. Pendant le contrat, le bénéficiaire acquiert ses droits à la retraite mais pas aux indemnités chômage. À son retour, il pourra toutefois toucher le RSA quel que soit son âge.


La durée du contrat VIE est comprise entre 6 mois et 2 ans. Il s’agit d’une activité à temps plein excluant toute autre activité rémunérée, privée ou publique. Le calcul des congés se fait sur la base de 2,5 jours de congés payés par mois de travail. Une rupture conventionnelle du VIE est réalisable en cas de justification d'une activité professionnelle mais un préavis de 3 mois doit être respecté. Juridiquement, le volontaire bénéficie d'un contrat public et se place sous la tutelle administrative de la mission économique du pays d’accueil.
Avantage pour l’entreprise : la gestion administrative et juridique de ces contrats à l'étranger échoit à Business France. En plus des aides publiques disponibles, le VIE coûte bien mois cher à l'entreprise qu'un contrat d'expatriation classique.

Si votre projet est bien construit, il n’en reste pas moins que de nombreux pays adaptent leurs demandes de main d’œuvre étrangère à leurs besoins. Qui ne tente rien n’a rien, et qui tente récolte parfois désillusions. Évaluez bien votre projet et la vie sera sans doute plus belle.

bonne réussite !

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