Burn out : au bord du précipice, comment éviter le plongeon

L’automne et l’hiver sont propices à ce que l’on appelle de la « grosse fatigue ». Ce phénomène physique et moral est à prendre au sérieux, puisqu’il peut cacher un mal plus pernicieux : le burn out. Il s’agit d’un état d’épuisement intense pouvant conduire à la dépression. Le burn out est en quelque sorte une alerte orange météo de notre corps. Il existe des solutions pour prévenir et arrêter le processus.

Que signifie l’expression anglaise « Burn out » ? « Burn out » veut dire littéralement « brûler de l’intérieur vers l’extérieur ». En France, les ressources humaines et les professionnels de santé évoquent un syndrome d’épuisement professionnel. Le burn out diffère selon la sensibilité de l’individu au stress et son état de santé. Il varie de la fatigue plutôt légère à profonde et jusqu’à la pré-dépression. Il se caractérise alors par un état d’épuisement permanent physique et mental, accompagné d’un sentiment intense d’impuissance et de frustration. Ceux qui en souffrent se détachent petit à petit de leur travail et de leur vie sociale. Avec les phénomènes Internet et Smartphone ces personnes ont tendance à se surconnecter. Le burn out est reconnu aux États-Unis en 1996 après des études menées dès 1974 par les docteurs en psychologie, Herbert J. Freudenberger, Christina Maslach, Susan Jackson et Michael Leiter. En France, les risques psychosociaux liés à l'environnement professionnel (burn out) n'ont été pris sérieusement en considération qu'en 2006.

Les chiffres et les causes

En 2018, 400.000 individus ont été touchés en France, étudiants, actifs en poste, demandeurs d’emploi confondus. C’est plus de 20.000 accidents du travail comptabilisés ; c’est 10.000 cas d’affections psychiques graves reconnues au titre d’accidents du travail avec arrêt de longue durée. Pourquoi notre société moderne fait-elle autant de victimes ? Il y a plusieurs raisons : le turn-over dans les entreprises qui fait augmenter considérablement les cadences, les très hautes performances, le surmenage donc. Il y a aussi les crises économiques, les plans sociaux à répétition et enfin le harcèlement. Celui-ci en est d’ailleurs la cause la plus récurrente. Quels sont les milieux professionnels affectés ? Il n’y a pas vraiment de catégories. Le burn out peut se manifester à priori partout où il y a une surtension d’activité, un problème financier ou familial. Un chômeur est par exemple autant exposé qu'un ouvrier, un fonctionnaire, un cadre, un entrepreneur ou un parent au foyer. Si vous avez de mauvaises habitudes en gestion de temps de travail et de sommeil, vous serez peut-être candidat au burn out, surtout passé quarante ans. Cet en effet à cet âge que les troubles sont les plus fréquents. Il suffit de ne pas faire l'autruche pour retrouver la banane dans un monde toujours plus exigeant.

La prévention et l’intervention

Quels sont les troubles exacts du burn out ? Outre l’épuisement, le sentiment de faiblesse sociale et l’extrême irritabilité, les migraines, les maux de dos et les problèmes digestifs en sont les autres facteurs principaux. 

 

Si vous-vous êtes posé ces questions trop souvent, agissez :

  • Je ne me sens plus si opérationnel au travail
  • J’ai l’impression que tout me dépasse
  • Il me faut absolument de l'alcool pour me détendre de ma journée
  • Il semble que j’ai commis une bourde ou que j’ai oublié quelque chose au travail
  • Je pense encore au travail à la maison et en étant couché
  • Je ne peux pas dormir, je vais rallumer la télé, la console, l’ordinateur ou mon téléphone
  • Je suis trop fatigué, je ne parviens plus à me lever le matin
  • Je n'ai pas le courage de me laver, de me préparer
  • J’ai arrêté de voir mes amis ou de faire du sport, car je n’en ai plus la force
  • Je suis énervé sans savoir pourquoi et je suis inhabituellement agressif envers les autres

Lorsque vous prenez conscience de tout ça, vous êtes déjà sur la bonne voie ! 

La meilleure des préventions est l’organisation. Vous vous couchez très tard, vous souffrez d'insomnies et d'épuisement  même si vous êtes ordonné, c’est le moment de vous alerter. Commencez par remettre tout à plat. Réservez des plages spécifiques pour chaque chose de la vie. N’hésitez pas à solliciter l’aide d’un professionnel comme un coach, parlez-en à votre médecin traitant. Si vous aimez les chats et que vous n’en n’avez pas, adoptez en dans la mesure du possible. Ces animaux sont de formidables compagnons : la ronron-thérapie, peut prêter à sourire, mais elle est un puissant déstressant sur lequel les scientifiques se sont penchés. Le ronronnement du chat émet de basses fréquences, de 20 à 50 hertz, apaisantes pour nous comme pour lui. Jouer avec son chat permet également de décompresser.

Lorsque le mal est fait, consultez votre praticien, demandez un rendez-vous à la médecine du travail, faites-vous aider par un thérapeute. Attention : si vous êtes déjà en arrêt pour un burn out, il est risqué de reprendre le travail brutalement. On revient relativement rapidement par peur de perdre son emploi. Accordez-vous du temps, prenez conseil pour éventuellement prolonger l’arrêt ou bénéficier d’un mi-temps thérapeutique. La souffrance au travail est prise au sérieux par les employeurs et les spécialistes de santé. Vous pouvez vous faire accompagner pour un projet professionnel, que vous soyez salarié ou entrepreneur. Vous pouvez suivre un bilan de compétences. Le financement est peut être pris en charge par le plan de formation de votre entreprise (pour les salariés), le Fongecif, un Opacif, l’ANFH (Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier), le FAFSEA (Fond national d’Assurance Formation des Salariés des Exploitations et entreprises Agricoles), en utilisant le CPF ou par autofinancement. 

Parler de son burn out en entretien

Si vous souhaitez parler de votre burn out en entretien, abstenez-vous de l'évoquer d'emblée, et ce même si vous êtes encore fragile. Tout comme le mensonge est déconseillé sur un CV ou une lettre de motivation, il n’est pas recommandé de rouler votre interlocuteur dans la farine. Vous pouvez en revanche omettre quelques éléments comme une expérience professionnelle douloureuse dès lors que celle-ci vous semble difficile d’en parler. Lorsqu'il s'agit d'un burn out, attendez  que la personne vous questionne. Quand un trou apparaît sur un CV, il suscitera en effet toujours l'intérêt du recruteur ou du conseiller Fongecif par exemple, qui interrogera par conséquent le candidat pour en savoir d'avantage. Si vous avez été sans activité sur une longue période de plusieurs mois à plusieurs années, vous devrez en justifier la raison. Le burn out et la dépression ne sont pas honteux. Préparez-vous, en amont de l’entretien, à aborder le sujet si vous y êtes invité. Montrez-vous rassurant vis à vis de votre auditeur le moment venu. Il faut que celui-ci pense que vous ne ferez pas un « retour vers le futur » de votre passé malheureux, que cette épreuve est bel et bien derrière vous. 

L'indexe de réussite pour sortir d'un burn out se trouve dans le soutien des proches. Quelqu’un bénéficiant seulement de l'aide extérieure aura bien plus de difficultés à se redresser. Rien n'est cependant gagné sans sa propre volonté. La persévérance tout comme la patience est la clef du succès. Elle repose sur la conviction qu’un changement est réellement nécessaire. Prendre conscience de son état est la première des solutions pour en sortir. Alors, actez ! Ne plongez surtout pas de la falaise, descendez vous remettre dans le grand bain de la vie.

En reconversion professionnelle, vous avez besoin de soutien. Contactez votre écrivain public qui vous conseillera et vous assistera dans la rédaction de votre lettre de motivation et de votre CV.


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